26 août 2009

Retournons en classe

DSC00659

Le hasard des rencontres donne parfois de belles occasions comme celle de se retrouver sur les bancs de l’école. Enfin, pas tout à fait car cette fois-ci, c’est nous qui faisions la classe.

Claudine, une professeure de français rencontrée au subway m’avait demandé si je pouvais venir jouer les ambassadeur au Marlbourough boy’s college. Et c’est ce que nous avons fait ce matin avec Olive pendant 3 heures !

Le Marlbourough boy’s college est un établissement de 900 garçons en uniformes qui poursuivrons pour la plupart leurs études à la fac. Bien que ce soit une école publique, le port des chaussettes et culottes courtes est obligatoire et les garçons sont séparés des filles (“c’est bien dommage” nous ont avoués certains garçons, non sans blague ! ;-)). Le collège comporte plusieurs bâtiments dont une piscine, un théâtre, un terrain de rugby (évidemment) et une salle spéciale où les cours sont en maoris.

DSC00665

Se balader dans les couloirs à l’heure des changements de classe fait penser aux séries américaines où ça grouille d’élèves en uniformes (pas possible de prendre de photos car imaginez un peu les problèmes de droits à l’image!). Les murs sont placardés des photos de promotions passées, des équipes de sports (cricket, RUGBY, aviron…) et celles des fiers élèves des générations passées ayant rendu hommage à l’établissement par une quelconque heure de gloire. Durant ces 3 heures, nous avons parlé de la France dans trois classes différentes, joués quelques saynètes sur des situations courantes comme se présenter, aller à la pharmacie, etc. Ici, quand les élèves sont en retard en cours, ils doivent faire des pompes devant tout le monde!! Ah ah, pas bête…il y aurait de bonnes idées à prendre :-) Nous avons beaucoup apprécié ce temps d’échange car ils ont vraiment joué le jeu, merci à eux! Nous avons même eu droit à une visite privée guidés par les élèves après les cours. Ils en ressort en général que les français restent d’arrogants personnages à moustaches dégustant une cuisse de grenouille entre deux croissants…

DSC00662

Nous y retournerons certainement dans le courant de la semaine prochaine car d’autres classes ont demandé à nous voir :-)

23 août 2009

Un hiver ensoleillé

Les trois mois d’hiver que nous venons de passer ont été bien ensoleillés. Certain d’entre vous se demandent peut-être comment nous avons eu cette chance. En fait nous avons un peu forcé notre chance en allant à l’endroit le plus ensoleillé et le moins pluvieux de Nouvelle-Zélande situé au Nord Est de l’Ile du Sud. Voyez vous même.cartes meteo NZ_rainfall cartes meteo NZ_sunshine hours

C’est ainsi que nous avons pu profiter du monde extérieur avec de belles activités comme… du golf (quel swing de Marilyne!!).

DSC00402 DSC00120

Mais je ne reste pas sans rien faire alors un peu de tennis avec un ami suisse c’est toujours sympa, surtout avec la raquette de Roger Federer. Merci Pablo !

Quant au pic-nic sur la plage c’est plutôt sympa. Donc voila, pour le moment les randos en milieu sauvage sont un petit peu de côté mais ça reviendra comme les hirondelles, avec le printemps.

DSC00315

20 août 2009

Une bien belle rencontre!

Je profite de trainer ce matin en pyjama (un luxe rare) pour vous poster un petit message écrit il y a quelques temps et qui végétait dans les archives…

dauphin blog

Le 10 mai 2009.

Nous avons bien de la chance d’avoir pu être là au moment où Moko y était. Moko est un dauphin bien connu des gens du coin de Gisborne sur la côte Est. Il devient même une petite célébrité locale! Il vient souvent seul jouer avec les gens de la plage depuis à peu près un an. Du coup, on s’est dit que l’on aurait peut-être la chance de le rencontrer et effectivement…belle surprise, il était au rendez-vous. On a hésité à se mettre à l’eau en raison de la froideur de l’eau, mais comme une telle occasion ne se représentera pas deux fois, plouf, nous voilà à patauger en respirant bien fort  pour éviter l’arrêt cardiaque ;-).

DSC03191

Il y avait déjà un petit groupe de personnes qui jouait avec lui avec des planches de surf, et puis on s’est joint au groupe, et eux sont partis, et voilà, on s’est retrouvés seuls avec lui. Instants magiques et privilégiés ! L’eau n’était pas très claire mais on pouvait le sentir tourner autour de nous et voir son aileron approcher. Il donnait des coup de museau, se frottait contre nous, accélérait avec des coups de “speed”, passait entre nos jambes, nous poussait, allait chercher des algues pour qu’on les tires. Bref, on sentait bien qu’on ne lui imposait pas notre présence comme je le craignais au début, bien au contraire. Je comprend qu’on puisse être séduit par une telle créature. Aucune méchanceté, simplement un instant de jeu entre deux espèces qui y prennent autant de plaisir l’une que l’autre.

DSC03195

Les gens du coin crurent au début que c’était une femelle, la disaient âgée et rejetée par son groupe. Puis les scientifiques se sont aperçus que c’était en fait un jeune ado qui ne tarderait sûrement pas à retrouver les siens d’ici un an ou deux. Les pécheurs locaux ne l’apprécient guerre car il déplace toutes les balises des casiers de la baie pour s’amuser. Les gens locaux par contre l’adorent, et ils se pressent par centaines sur la plage le jour de noël pour pouvoir l’approcher.

DSC03185

Ce que j’ai le plus aimé finalement durant cette petite demi-heure (écourtée sous peine de ne plus sentir nos  jambes), c’est qu’il est venu de lui même. Nous avons pu vivre ces moments sans avoir eu recours à l’artificiel, c’est à dire à ces grosses compagnies touristiques qui proposent les mêmes choses mais à des prix effarants et, surtout, en imposant aux dauphins la présence des touristes…

DSC03161

19 août 2009

Le nom le plus long du monde ?

Une colline située dans l’île du nord entre Wellington et Hastings et située à 305 m possède probablement un des noms les plus longs du monde :

Taumatawhakatangihangakoauauotamateapokaiwhenuakitanatahu. Je n’ai pas encore réussi à savoir ce que ça voulait dire, mais je compte bien résoudre l’énigme…

Les noms de lieux ont souvent des origines anglo-saxonne mais la plupart restent d’origine maories et se déclinent avec beaucoup de voyelles du genre « oa », « uo », « kéri », « tua ». Du coup, tous les noms ont tendance à beaucoup de ressembler pour des européens comme nous !

Vivre avec les tremblements de terre

lge_edgecumbe_toppled_locomotive

Du fait de sa situation sur la ceinture de feu, la Nouvelle zélande n'est pas épargnée par les tremblements de terre. On estime qu'ils sont au nombre de 1000 chaque année dont 200 perceptibles par l'homme, avec un de force 6 chaque année et un de force 7 tous les dix ans. Ils touchent la globalité des deux îles. Du coup les bâtiments sont adaptés et chaque ville possède un QG “urgence séisme et tsunami”. C’est assez drôle quand on se balade de voir des panneaux de direction indiquant le lieu où courir se réfugier en cas de tsunami (enfin marrant, tant que ça nous arrive pas!). On a apparemment subi plusieurs tremblements de terre depuis qu’on est là mais on l’a su le lendemain dans les journaux car cela n’a pas secoué très fort…